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06.06.2005 I Article I A05-009
Bébés-médicaments et mères-porteuses
Voici deux sujets éthiques récemment évoqués dans l'actualité. Constatons seulement que dans les deux cas, on se trouve en présence d'une conception qui instrumentalise les enfants à naître. Pour ce qui est des bébés médicaments, le principe devrait en être rejette pour des raisons évidentes : comment ne pas comprendre en effet les conséquences psychoaffectives désastreuses pour les frères et/ou soeurs concernes, l'un n'ayant d'autre justification de vie que d'être ne pour sauver l'autre?
Dans le cas des mères-porteuses et de ce qu'on appelle la "location d'utérus", la législation devrait également interdire cette pratique. En effet, l'enfant se trouvera écartelé entre sa mère biologique et sa mère juridique, la première l'ayant instrumentalise à des fins lucratives et la seconde l'ayant en quelque sorte 'achète' à la première. Faut-il rappeler que l'enfant est une personne a part entière, qu'il doit être voulu pour lui-même, et non être un simple objet a consommer, ou destine seulement a faire le bonheur des adultes ? Le législateur doit avoir le courage de s'opposer a cette conception "consumériste' de l'enfant à naître. Dans le même registre éthique toujours, le Parlement s'apprête à voter l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. Nous avons déjà eu l'occasion de faire déjà notre position à cet égard. La encore, l'enfant est 'instrumentalise' au profit de la reconnaissance sociale de l'homosexualité, outre qu'il est prive d'une relation au parent de l'autre sexe, cependant essentielle a la construction de sa personnalité, et que cette 'privation' sera désormais entérine et légitimée par la société. Une société qui semble ne vouloir s'en tenir quà la seule philosophie, devenue presque totalitaire tant elle élimine tout le reste, de la non-discrimination !
De Paul Ricur, récemment décédé, et grand humaniste chrétien, cette belle phrase sur l'altérité : "N'exerce pas le pouvoir sur autrui de façon telle que tu le laisses sans pouvoir sur toi !"
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