| CDF - Chrétiens Démocrates Fédéraux
DISCOURS |
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23.01.2007 I Coex I RosièresI D07/001
Chers amis, En ce début d’année, je voudrais adresser mes meilleurs voeux à chacune et chacun d’entre vous, à vos familles, vos proches. Voeux de bonheur et de joies véritables. Des voeux que je souhaite également exprimer pour ce qui nous rassemble. Puissions-nous trouver, dans le cadre du CDF, des femmes et des hommes qui, en 2007, osent encore se lever et s’engager, avec courage et ténacité, dans cette action politique, citoyenne que nous portons tous ensemble. Concernant l’élection à la présidence du CDF, je suis réjoui par le nombre de membres qui ont participé à ce suffrage, c'est vers eux que vont tout d'abord mes plus sincères remerciements. Merci pour votre fidélité ou votre récente adhésion à ce projet que nous portons depuis mai 2002. Aujourd'hui, plus que jamais, nous comptons sur votre présence active, sur votre soutien pour donner un poids réel et durable aux choix politiques qui sont proposés par le CDF, un parti politique qui garde toutes ses raisons d'être. Si je suis conscient de ne pas reprendre les commandes d’un Airbus A380, je n’entends pas non plus être le pilote d’un planeur qui va atterrir en douceur. Je serai celui qui tirera sur le manche pour tenter de faire relever le nez d’un appareil qui a montré qu’il pouvait quitter le niveau de la grisaille et voler haut. Nous avons cette chance d’avoir entre les mains un outil qui peut être performant. Un parti politique qui doit le rester, - non pour lui-même -, mais parce qu’il est le meilleur moyen de toucher l’opinion publique en toute indépendance, parce qu’il offre une alternative démocratique qui a fait la preuve qu’elle pouvait être crédible, parce que ce n’est que sur ce champ-là que nous interpellons réellement les autres partis politiques. Si nous ne désirons pas laisser filer nos convictions chrétiennes dans le placard où souhaiteraient les y ranger la classe politique dominante, il s’agira que tous les membres d’équipage retroussent leur manches, plongent leurs mains dans le cambouis, afin l’appareil soit toujours en état de voler et de doive pas être rangé dans le hangar d’une autre compagnie ou dans le Musée d’aviation du Cinquantenaire. Les cargaisons que nous avons à porter contiennent trop de valeurs … familiales, éducatives, culturelles et autres pour que nous nous en dessaisissions ! Quelques signes d’éclaircie apparaissent d’ailleurs, qui nous encouragent à poursuivre notre engagement. Les dernières élections communales ont démontré que le CDF, - par ce que nous représentons en politique, par ce que nous défendons et par la manière dont nous travaillons, dans la clarté, la fidélité et l’indépendance -, avait un pouvoir d’attraction effectif et avait permis quelques collaborations fructueuses avec d’autres partis (cdH, MR et PS). Avec comme résultat les premiers élus CDF ! Par ailleurs, nous nous réjouissons de découvrir de nouveaux visages parmi nous et d’apprendre que certains ouvriers de la première heure semblent témoigner d’un regain d’intérêt pour ce projet qui est celui de chacun d’entre nous. Gratitude aussi envers ceux qui ont permis que cette élection puisse s'organiser concrètement et posément, par un travail de secrétariat hebdomadaire depuis les débuts du CDF, par des envois et un suivi sérieux, - remerciements particuliers à Pol Grégoire et Bruno Springuel, travailleurs discrets et infatigables -, par un décompte honnête et transparent. Tout cela peu avant et entre les fêtes de fin d'années. Enfin, merci à celles et ceux qui ont initié ce projet, qui l'ont fondé, qui l'ont présidé au national ou dans les provinces, qui y ont travaillé avec beaucoup de courage afin qu'il puisse exister et présenter sur la scène politique des choix de société de qualité en ayant sans cesse à l'esprit le bien de toute personne, le bien commun, ce vers quoi devrait tendre toute action politique. Je succéde donc à Benoît Veldekens, devenu échevin des finances à Woluwe-Saint-Lambert et qui ne souhaitait plus se présenter à la présidence du CDF en vue de pouvoir se consacrer pleinement à son mandat public. Je tiens à le remercier car il a assuré avec fidélité et sagesse la présidence du Parti depuis sa fondation en mai 2002. Nous sommes en 2007, le CDF est toujours là, c’est déjà une fameuse victoire ! Durant ces premières années, les débats sur les orientations à suivre n’ont pas manqué au sein de notre formation, preuve d’une démocratie vivante où c’est toujours la fidélité à nos idéaux et à notre engagement concret pour les porter en politique qui a finalement prévalu. Débat d’une part, travail de terrain d’autre part. La politique ne se vit pas qu’en chambre, elle se confronte sur le terrain. Et pour donner du poids à notre projet politique, il n’y a pas de miracle, il faut aller à la rencontre des citoyens, de nos voisins, de nos proches d’abord. Il faut que chaque membre du CDF parle du projet, en débatte et conduise ses interlocuteurs à y adhérer. Oui, nous devons « OSER » défendre notre projet pour qu’il puisse être entendu, pour qu’il soit connu. Et nous devons inviter ceux que nous rencontrons à devenir membres du CDF. Une cotisation, cela coûte, mais n’est-ce pas aussi un investissement, qui doit rapporter à long terme, en terme de service public et de qualité de vie ? Pour cela, il faut constituer un fonds d’investissement d’une taille suffisante. Fixons-nous des objectifs réalistes, mais concrets, et explorons les segments que nous n’avons pas encore touchés. Nous devons, dans un premier temps doubler notre nombre de membres. Promouvoir un modèle où le politique se donne comme objectifs une société plus conviviale, plus juste, plus solidaire, garante de la dignité de toute personne, bâtir une civilisation de l’amour, construite sur base de la liberté responsable, voilà notre projet. Nous allons en débattre, le faire connaître, proposer d’y adhérer, en communiquant par tous les moyens qui nous seront donnés. C’est le programme autour duquel je vous propose que nous nous rassemblions avec conviction, courage et persévérance. Si à l’époque, le moteur à réaction a provoqué une extraordinaire révolution dans l’histoire de l’aéronautique, je crois que nous pouvons, nous aussi, donner en ces temps progressistes un « rêve d’évolution » qui puisse devenir de plus en plus réalité. Tous ensemble, « OSONS » relever ce formidable défi ! « OSONS CHOISIR !» Pierre-Alexandre de Maere d'Aertrycke |
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