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COMMUNIQUE
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14.12.2007 I Actualité I C07-026 COMMUNIQUE DE PRESSE Manifestation syndicale nationale Pour défendre le pouvoir d’achat et notre modèle social, les syndicats appellent à manifester ce samedi 15 décembre à Bruxelles. Les syndicats tentent ainsi de relayer les craintes d’une partie de plus en plus large de la population face à la flambée des prix de l’énergie, de l’alimentation et du logement. A côté de cela, des politiciens qui ne parviennent pas à s’entendre, qui étalent leurs différends et leurs exigences à la une des médias … à mille lieues des préoccupations de la population ! Un tableau lamentable, un manque manifeste de sens de l’Etat. C’est la raison pour laquelle le CDF (Chrétiens Démocrates Fédéraux) appuie cette démarche d’interpellation forte sur le thème de la solidarité, solidarité soutenue d’ailleurs par de nombreux Flamands . Avec des nuances néanmoins en ce qui concerne l’ensemble des critiques syndicales et le jugement de valeur global posé sur la composition et le programme de ce qui pourrait ou aurait pu être le projet d’un gouvernement de type orange-bleu ou assimilé. Un programme où, selon le CDF, n’était certes pas absente une volonté politique de dynamiser l’économie du pays et donc d’augmenter le PIB, non pas au seul bénéfice des entreprises ou de leurs actionnaires, mais avec des retombées favorables en terme d’emploi et donc de pouvoir d’achat. Cependant, la quasi totalité des partis politiques, au nord comme au sud, alors qu’ils clament que leur priorité est soi-disant socio-économique, joue un tel jeu électoraliste de copinage ou d’exclusives envers telle ou telle formation de sa communauté, une recherche à court terme du pouvoir pour sa formation ou pour son leader (poste de premier ministre, tel ou tel portefeuille), qu’aucun accord ferme et solide ne semble encore en vue. Ce qui est inacceptable pour une population qui vit d’autres préoccupations au jour le jour. Les deux raisons fondamentales pour lesquelles le CDF soutient cette manifestation, - comme il soutient la pétition « Sauvons la solidarité » (100.000 signatures) -, non seulement syndicale mais plus largement aussi citoyenne, sont les suivantes. Premièrement, il s’agit pour le CDF de maintenir la pression sur le monde politique afin que celui-ci mette désormais de côté les enjeux purement électoralistes et s’attaque à la formation d’une équipe qui va rapidement aborder les problèmes que vivent les gens, analyser la situation économique, les conséquences sociales, l’élaboration du budget et va redonner confiance aux investisseurs. Cette équipe-là gagnera vite en retour la confiance de l’électorat ! Deuxièmement, les Chrétiens Démocrates Fédéraux rejoignent ici pleinement une des revendications fondamentale du monde des travailleurs, qui est le maintien d’une politique de l’emploi et d’une sécurité sociale fédérale. Pour le CDF, la solidarité interpersonnelle est une des grandes valeurs de notre société, qui ne sacrifie pas tout à la réussite économique, mais contribue également au bien être du plus grand nombre, sans oublier ceux qui vivent des difficultés. Le repli sur soi d’une région par rapport à une ou deux autres, le risque de concurrence exacerbée et de fossé économique plus large entre elles par des réglementations sociales ou fiscales différentes ne sont pas acceptables dans un Etat fédéral qui se veut solidaire et où tous contribuent à la richesse et au bien-être des concitoyens. Plutôt que la régionalisation, le CDF plaide pour davantage de responsabilisation des régions ! Le CDF appelle tous les acteurs politiques, au Fédéral et avant tout en Wallonie et à Bruxelles, à gérer les fonds publics et de solidarité avec une plus grande responsabilité et la volonté réelle de prendre les mesures nécessaires pour dynamiser le monde des entreprises, pour stimuler l’emploi créateur de richesses et encourager les gens à trouver un emploi et par là retrouver une dignité, en diminuant de façon drastique le taux de chômage (par exemple par une action dans certains cas sur la durée des allocations), et en augmentant la plus value pour ceux qui font l’effort de s’insérer dans le monde du travail. En ce qui concerne la solidarité interpersonnelle, le CDF constate que celle-ci passe pour une grande part par des organismes, les CPAS, qui n’ont pas suffisamment les moyens d’une politique imposée au niveau fédéral. Le CDF plaide donc pour que la politique des CPAS soit fédéralisée, afin que le niveau de pouvoir décideur soit aussi celui qui supporte les coûts, les charges de la mise en œuvre de sa politique. Sans cette démarche responsable et en dernier ressort, la seule thérapie de choc qui serait sans doute à terme salutaire pour tous selon le CDF serait celle, effectivement, d’une scission de la politique de l’emploi, afin que les acteurs politiques soient confrontés à la réalité économique et budgétaire de leur région et finissent par adopter les mesures économiques et sociales qui incombent dans les limites des moyens disponibles. En dernier ressort seulement, parce que dans un premier temps ce serait les plus faibles qui paieraient pour une mauvaise gestion politique, mais surtout parce que pour le CDF le principe de solidarité responsable doit être la pierre angulaire de notre modèle socio-économique. Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke Bruno Springuel Jean-Marie Bourgeois Website : www.cdf-info.be |
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