CDF - Chrétiens Démocrates Fédéraux

COMMUNIQUE

6.04.2007 I Actualité I C07-008
Polémique autour de Monseigneur Léonard :
Tsunami autour d’une interview parue dans le journal qui pique!

Le CDF place la dignité de la personne humaine au centre de sa politique, c’est pourquoi il tient à réaffirmer qu’il s’oppose à toutes formes de ségrégations ou de persécutions, y compris celles à l’encontre des homosexuels.
Le CDF s’étonne de l’agitation médiatique, qui serait provoquée par les propos de Monseigneur Léonard rapportés dans un hebdomadaire. Les positions de l’Evêque de Namur sont connues depuis longtemps et n’ont jamais suscité pareille réaction. Peut-être s’agit-il de donner le change aux déboires et aux critiques, qu’a connus récemment une Ministre-Présidente ? Et dont on a très peu parlé, même si l’on a frôlé l’incident diplomatique.
Par contre le CDF s’inquiète face à l’intolérance de l’ensemble des médias, des partis politiques et autres associations. Car là, se trouve la vraie question suite à cette violente réaction. Le CDF, étant attaché au principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’a pas mission de défendre Monseigneur Léonard, qui est d’ailleurs assez capable de le faire lui-même. Mais lorsque la liberté d’expression d’un citoyen, s’appelle-t-il même André-Mutien Léonard, est menacée, tout démocrate doit réagir. La Déclaration universelle des droits de l’homme garantit la liberté de pensée, d’opinions et d’expression (art. 18 et 19). Ces droits sont tellement fondamentaux, que ce sont les premiers auxquels s’attaquent, en général, les régimes totalitaires. Le citoyen Léonard n’aurait-il pas le droit d’exprimer sa pensée ? N’aurait-il pas le droit que ses paroles soient rapportées telles qu’elles furent exprimées ? Lorsqu’il a utilisé l’expression d’«anormalité» (source: JT-RTL du 4/4), sans doute malheureuse dans sa formulation, tout intellectuel pouvait et peut comprendre, que l’on ne peut attribuer ce terme qu’à un état (objet ou autre – ici l’homosexualité), mais qu’il est impossible de l’appliquer à une personne. N’y aurait-il plus un journaliste ou un homme d’Etat, fut-il constitutionaliste, ou encore un responsable d’une association de défense des droits de l’homme capable de le comprendre ? Ou honnête pour le dire ? Et plus grave encore, si l’on considère qu’avoir un avis différent sur l’homosexualité (et non pas l’homosexuel) est déjà une forme intolérable d’homophobie, cela reviendrait de facto à interdire, par exemple, à un psychiatre d’arriver à une autre conclusion dans ses recherches. Dans ce dernier cas, que fait-on du principe du libre examen ?
Face à tout cela, le CDF s’inquiète très sérieusement devant la montée de l’intolérance de la pensée ambiante, qui semble ne plus accepter aucun avis dissident. C’est pourquoi, le CDF appelle tous les intellectuels démocrates, de toutes tendances, philosophies, religions, ou obédiences à réagir face à cette pensée unique, afin de protéger les droits de pensée, d’opinions et d’expression, sans lesquels toute démocratie ne peut que se dénaturer.

Jean-Marie Bourgeois
Secrétaire politique

 

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