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06.05.2005 I Bruxelles I C05/008
Proposition du CDF sur B-H-V : Un arrondissement électoral unique pour les deux Brabants.
1. Le CDF estime qu'il faut, non scinder ni supprimer, mais au contraire élargir l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et lui adjoindre les arrondissements de Nivelles (Brabant wallon) et de Leuven (Brabant flamand). Ces trois arrondissements devraient former un arrondissement électoral unique, permettant aux flamands vivant dans le Brabant wallon de voter pour des listes flamandes tout comme aux francophones des arrondissements de BHV et de Leuven de faire de même en faveur de listes francophones.
2. Cet arrondissement unique serait par ailleurs un symbole fort du modèle fédéral que le peuple belge s'est choisi. Toute concession francophone dans le sens des revendications nationalistes flamandes aurait pour conséquence aujourd'hui de faire basculer notre pays du modèle fédéral vers le modèle confédéral. Une telle 'mutation' est trop importante pour être décidée par le seul Parlement. Elle devrait donc obligatoirement impliquer une consultation préalable de l'ensemble du peuple belge (qui, selon notre Constitution, dispose de la souveraineté). Si, à l'issue de cette consultation populaire, le modèle confédéral devait l'emporter (ce qui n'est pas notre voeu), il conviendrait alors d'organiser la séparation et le partage définitifs de l'Etat. Dans le sens inverse, il faudra donner des gages durables à notre organisation fédérale, et éviter qu'elle soit constamment remise en cause sous la menace séparatiste. Rappelons tout de même que, par leur voisinage géographique, la Flandre, la Wallonie et Bruxelles sont, qu'on le veuille ou non, condamnées à vivre ensemble et à coopérer !
3. L'arrondissement unique (BHV, Leuven, Nivelles) que nous préconisons correspond aussi aux réalités économiques et sociologiques. Bruxelles, par son rôle européen et son internationalisation croissante, constitue un atout-clef qu'il est urgent de valoriser de manière cohérente et intégrée. Or le rayonnement de Bruxelles, et ses retombées économiques immédiates, concernent au premier plan les deux Brabants. Ceux-ci forment avec la Région bruxelloise un ensemble dont le devenir est commun et qui nécessite la mise en oeuvre d'une dynamique de développement appropriée, par définition interrégionale et aux antipodes de toute scission ou partition sous-régionales totalement contre-productives. C'est pourquoi, le CDF préconise que soit également créée pour cet ensemble une grande intercommunale de développement, afin de mettrre en valeur les potentialités existantes en matière urbanistique, économique, de transport et de mobilité, etc. Par ailleurs, le principe de l'enseignement bilingue devrait être généralisé au sein de cet arrondissement unique.
En conclusion, notre proposition, respectueuse des frontières linguistiques et de l'autonomie des Régions, serait de nature à fédérer flamands, wallons et bruxellois autour d'un même objectif, et se traduirait par des retombées économiques, sociales, environnementales et culturelles positives pour chacune de nos trois communautés nationales.
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