|
|
DOSSIERS & OPINIONS
Vous êtes ici : Opinions > Economie |
| ECONOMIE REGIONALE |
(Extrait du programme du 13 juin 2004)
S'engager pour le dynamisme économique des Régions et pour l'emploi
La dégradation de la situation économique, en particulier de la Wallonie, et du marché de lemploi (18% de chômage en Wallonie, 22% à Bruxelles), appelle un sursaut et un changement dattitude face à la question du chômage et du soutien aux activités entrepreneuriales. Lengagement dans la vie active doit en effet devenir un droit et une responsabilité pour tous.
Pour le CDF, léconomie doit être au service de lépanouissement de la personne. Cest pourquoi laccès de tous à une activité professionnelle est notre objectif premier. Défini comme toute activité humaine par laquelle lhomme se met au service de la société, le travail est en effet le moyen essentiel de se rendre utile aux autres et de devenir acteur dans la société. Néanmoins, sil est permis de parler de droit au travail, il convient aussi de rappeler que chacun est appelé à contribuer, selon ses possibilités, au développement de léconomie et de la société. Car chacun a son rôle à jouer pour le bien de tous.
En vue de dynamiser le marché de lemploi, le CDF entend tout dabord miser sur lesprit dentreprise et supprimer les freins au développement de lactivité économique. Le développement des entreprises est en effet le seul moyen de porter remède de façon structurelle à la question du chômage. Il doit recevoir la priorité absolue dans le cadre de la politique régionale Wallonne. En Wallonie en effet, le taux d'inactivité est trop élevé, les investissement et les exportations sont très
nettement insuffisants et le taux de création dentreprises est lun des plus bas dEurope. A cet égard le CDF appelle à un changement des mentalités et des politiques de redressement plus vigoureuses impliquant les leviers d'actions de l'Etat fédéral.
Par ailleurs, le CDF souhaite que le rôle de lÉtat face au sous-emploi et au taux d'inactivité trop élevé chez nous dépasse la seule gestion des allocations de chômage pour sinscrire dans le soutien au développement dentreprises à finalité sociale, susceptibles dassurer une offre demploi subsidiaire. Par ailleurs, le CDF est partisan d'un allègement drastique des cotisations sociales et des impôts sur le travail qui constituent des freins à l'emploi.
Les propositions du CDF pour léconomie des Régions et lemploi
35. Relancer lemploi par un abaissement du coût du travail grâce à la réduction des charges patronales selon les modalités suivantes :
§ Réinvestir les aides aux entreprises dans la réduction linéaires des charges sociales.
§ Accorder à toute entreprise un crédit de 5% sur les charges patronales permettant
dengager durant une période de trois ans du personnel supplémentaire exonéré de charges sociales à concurrence de ce crédit. Lintérêt de la mesure, outre son caractère volontaire, est de concerner tous les types demplois et de travailleurs.
§ Permettre la prestation dheures supplémentaires rémunérées, plafonnées à 15% du temps de travail et exonérées de toutes charges sociales. Lavantage de la mesure est daugmenter la rémunération du travailleur sans coût supplémentaire pour lemployeur, ni menace sur lemploi existant ou le budget de la sécurité sociale. Au contraire, la relance économique consécutive est créatrice demploi. Parallèlement, le partage du temps de travail sur base volontaire (pause-carrière, temps partiel), doit être favorisé.
§ Exonérer totalement de cotisations ONSS, pour une durée dun an, tout indépendant ou PME qui crée ses deux premiers emplois.
§ Accorder des diminutions ciblées aux TPE et PME, entreprises à haute densité de main doeuvre et qui constituent lessentiel du tissu économique belge.
§ Plafonner les cotisations de sécurité sociale, à linstar de ce qui est pratiqué dans les pays voisins.
§ Suppression totale des cotisations sociales pour tous jeunes travailleurs (salariés ou indépendants) pendant les trois premières années d'expérience professionnelle
§ Allègement des cotisations sociales sur la rémunération des chercheurs universitaires et des chercheurs employés dans l'industrie.
36. Simplifier et réduire les charges administratives qui pèsent sur tous les créateurs demplois en instaurant un guichet administratif unique de lentreprise.
37. Permettre la déduction fiscale, à concurrence de 75 %, du coût de la main doeuvre pour tout travail effectué :
§ Dans le cadre de laide à domicile (personnel à domicile, aides soignantes, aides familiales,
).
§ Dans le cadre des prestations dentretien et de rénovation du logement appartenant à des particuliers (corps de métiers, rénovation, peinture, jardinage,
).
38. Favoriser le développement des entreprises à finalité sociale, partenaires des CPAS, dans le double but de répondre à la demande importante daides à domicile et de servir de rampe de lancement aux demandeurs demploi.
39. Assortir loctroi des allocations de chômage aux personnes sans emploi depuis plus de six mois à lobligation de suivre une formation continuée permettant daugmenter les capacités dinsertion dans le monde du travail.
40. Permettre aux entreprises de déroger dans le cadre de conventions collectives d'entreprises aux barèmes de rémunération prévus par des conventions collectives sectorielles.
41. Suppression des taxes frappant deux fois la même activité économique (par ex.: L'impôt des sociétés et le précompte mobilier qui frappent tous deux les bénéfices des sociétés).
42. Promotion du capital à risque par octroi de déduction fiscale de type Monory-Declercq.
La plupart des mesures proposées ci-dessus relèvent de la responsabilité de l'Etat Fédéral, indissociable de celle des Régions et Communautés, dont la mission est par ailleurs de développer des politiques d'aménagement du territoire, de fiscalité, d'éducation et de formation professionnelle, d'emploi et de simplification administrative de nature à créer l'environnement le plus propice au dynamisme d'entreprises, à la création de nouveaux pôles industriels et commerciaux, à l'accueil de nouveaux investisseurs étrangers et à la situation concurrentielle de la région concernée.
Dans la Région Bruxelloise, mais ce constat vaut aussi pour les grandes villes wallonnes, une attention toute particulière doit être portée au développement demplois pour les moins qualifiés. En effet, les grandes agglomérations tendent à concentrer des populations défavorisées tout en offrant des emplois globalement plus exigeants, occupés alors par des travailleurs venus de la périphérie.
Cest particulièrement frappant à Bruxelles où même dans les services publics de la ville, les Bruxellois sont sous-représentés.
Dès lors, des politiques multidimensionnelles (mobilité, urbanisme,
) doivent être mises en oeuvre pour éviter les délocalisations vers la périphérie et maintenir un espace favorable au développement d'entreprises nouvelles offrant des emplois pour les moins qualifiés ainsi qu'aux petits commerces.
A Bruxelles, il importe aussi de valoriser deux atouts porteurs de retombées économiques:
§ Latout européen.
§ Latout du savoir grâce à la concentration des pôles universitaires : en particulier, le CDF soutient le projet dun pôle des connaissances qui regrouperait sur un seul site toutes les écoles dingénieurs de la ville. Il convient enfin de renforcer les liens entre les Régions Wallonne et Bruxelloise que lon pourrait sceller par un accord cadre multidimensionnel (pôle de développement, aménagement du territoire, mobilité, etc.
)
Retour à l'accueil de la section Opinions |
|
|